
Je ne sais pas qui est la personne qui a déposé cette petite pierre peinte, dotée d’une spirale dorée et de petits yeux de plastique, sur le bord du sentier GR34, aux environs d’Erquy, en Bretagne.
Mais merci. Ce petit caillou, qui avait d’ailleurs disparu sur le chemin du retour, sans doute embarqué dans la poche d’un enfant curieux (enfant, je l’aurais empoché, sans hésitation, un petit trésor raflé le long du chemin) a fait germer l’idée de ce modeste projet.
Au commencement, je voulais faire de même. Déposer – comme ce compagnon de route qui m’est si cher et précieux, il se reconnaîtra– qui enfant, peuplait la forêt de Korrigans de pâte à modeler, des pierres peintes.
Avec un #, qui permettrait aux plus curieux de tomber sur ce blog et peut-être même de jouer le jeu, en déplaçant la pierre et en indiquant sa nouvelle localisation sur la carte collaborative. Pour voir jusqu’où mes pierres vagabondes pourraient voyager.
Et puis j’ai commencé ce livre, Femmes qui courent avec les loups, de Clarissa Pinkola Estés et j’ai décidé de lui rendre hommage, à mon échelle. J’ai décidé que ces pierres seraient les os de cette Femme Sauvage. Chaque caillou, l’une de ses facettes.
Le concept reste similaire, un code, un # qui mène à ce blog. (Avez-vous d’ailleurs compris comment je crypte les noms des pierres ?)
Surtout, une histoire, celle de cette pierre, de cet os. Un conte aux fins multiples, ouvert à toutes les suites que ceux et celles qui sont arrivés jusque-là veulent bien lui trouver.
Enfin, un moyen, symbolique certes, pour la Femme de se réapproprier l’espace public.
J.
lespierresvagabondes[at]gmail.com
@VagabondesP